Les femmes de Magritte. Toujours étonnantes. Un autre regard.
Le surréalisme dans toute sa beauté!
Des surréalistes, la femme aimée, ambiguë, est, tour à tour, la tiède habitante du cocon et celle de l’espace extérieur où l’âme stridente s’affole de sa propre lucidité ; tantôt créature trop charnelle, vénéneuse, rose publique, tantôt Nadja aux yeux cernés de noir, magicienne, sibylle, médiatrice de l’invisible.
Mais peut-être saura-t-elle, sait-elle déjà assumer simultanément les deux rôles ? (Alors les catégories masculines ne vaudront plus très cher, et les hommes auront peur).
L’ambiguïté de la femme-femelle se communique à l’amour dont elle est l’objet ou la complice.
Nora MITRANI